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Les pâtes sèches, un aliment toujours "sain" ? Pas si vite.

19 juillet 2026 par
Sarah

Les pâtes sèches, un aliment toujours "sain" ? Pas si vite.

(GUS a aussi lu l'étiquette de tes pâtes)

Nous avons toutes et tous un a priori tenace : "des pâtes, c'est basique, donc c'est sain". Et c'est vrai... la plupart du temps. Mais pas toujours. 

Certaines pâtes sèches vendues en rayon sont en réalité des produits ultra-transformés, avec une liste d'ingrédients qui n'a plus grand-chose à voir avec de la semoule et de l'eau. Nous t'expliquons comment faire le tri, et pourquoi toutes les pâtes ne se valent pas.


La bonne pâte "normale" : un des meilleurs élèves du classement NOVA

La classification NOVA (créée par des chercheurs brésiliens et reprise par l'Organisation mondiale de la santé) range les aliments en 4 groupes selon leur degré de transformation industrielle  (et non selon leur origine bio).

Une pâte sèche traditionnelle, faite de semoule de blé dur et d'eau (parfois avec des œufs), coche toutes les cases du groupe 1 : aliment peu transformé, procédé simple de séchage, aucune substance étrangère ajoutée.

Mais, et c'est le piège, "pâtes" n'est pas une garantie en soi. C'est la liste d'ingrédients qui décide, pas le nom du produit ni même l'étiquette bio.


4 façons dont une pâte sèche devient ultra-transformée

1. Les pâtes "enrichies" ou "protéinées"

Étiquette type : farine de blé, protéines de pois isolées, gomme xanthane, émulsifiant E471, stabilisant.

Pour compenser une texture ratée par l'ajout de protéines isolées, l'industrie ajoute des additifs de texture. Résultat : un produit assemblé, plus proche de la formulation chimique que de la recette artisanale.

2. Les pâtes instantanées ou vendues avec un sachet d'assaisonnement

Étiquette type : pâtes précuites, exhausteur de goût (E621), arôme, colorant, huile de palme, conservateur.

Le sachet de poudre suffit souvent à lui seul à faire glisser l'ensemble du produit en catégorie ultra-transformée.

3. Les pâtes colorées ou aromatisées bas de gamme

Étiquette type : colorants de synthèse, arôme artificiel "épinard" ou "tomate".

Une pâte colorée avec de la vraie poudre d'épinard ou de betterave reste peu transformée. Un colorant de synthèse qui imite le goût sans le vrai légume change complètement la donne.

4. Les substituts "sans gluten" ou "sans œuf" industriels

Pour recréer l'élasticité du gluten ou le liant de l'œuf, certaines marques empilent gommes, amidons modifiés et émulsifiants, bien au-delà de ce qu'il faudrait pour une vraie recette artisanale.


Le réflexe à adopter au rayon pâtes

Retourne le paquet et regarde uniquement la liste d'ingrédients :

  • "Semoule de blé dur, eau" (ou + œufs) → net, aucune question à se poser.
  • ⚠️ Un sachet d'assaisonnement séparé, un exhausteur de goût, un mot de chimiste → produit ultra-transformé probable, même si l'emballage affiche "riche en protéines".


Et une liste courte, c'est vraiment toute l'histoire ?

Presque. Une liste d'ingrédients courte est déjà un excellent réflexe : elle te dit comment le produit a été transformé. Mais elle ne te dit rien sur comment le blé lui-même a été cultivé : dans un sol vivant ou épuisé, avec ou sans pesticides de synthèse. "Semoule de blé dur, eau" reste vrai sur une pâte cultivée de façon intensive comme sur une pâte issue d'une agriculture respectueuse du vivant.

C'est là que le choix du mode de culture, et donc du producteur, prend tout son sens : il complète l'info que la liste d'ingrédients ne donne pas.


Chez GUS, nous avons fait un choix clair et sain.

Nos pâtes viennent de la coopérative agricole Girolomoni, dans les Marches, en Italie. Et leur méthode illustre exactement ce que nous venons de t'expliquer, de la terre à l'assiette :

  • Une filière ultra-courte, tout au même endroit : le blé est cultivé par la coopérative, moulu dans leur propre moulin sur la colline de Montebello, près d'Urbino, puis transformé en pâtes dans la fabrique adjacente. Le blé ne voyage jamais entre trois usines différentes.
  • Deux ingrédients, et pas un de plus : semoule de blé dur (ou blés anciens comme l'épeautre et le Khorasan selon les références) et eau de source de la colline. Rien d'autre.
  • Un séchage lent à basse température, qui préserve texture et goût sans additif de conservation ou de texture.
  • 100% bio et une démarche coopérative engagée, avec environ 400 fermes membres dans la région — donc un blé cultivé dans le respect du sol, pas seulement une liste d'ingrédients courte sur l'emballage.

Bref : exactement le genre de pâte que nous te recommandons de repérer, de la culture du blé jusqu'au paquet, sans aucune zone d'ombre.

👉 Découvre nos pâtes Girolomoni

Sources : Santé.fr, Médecins francophones du Canada

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Produit artisanal ou ultra-transformé : comment lire une étiquette alimentaire ?